Publié le :
06/04/2020 16:48:00
Catégories :
Blog dentaire
Article rédigé par le Docteur LAMBOLEY Georges Chirurgien Dentiste
Auteur : Docteur Georges LAMBOLEY, chirurgien-dentiste
Prothèse dentaire amovible partielle
Une solution fine et résistante pour remplacer plusieurs dents manquantes
Une prothèse partielle avec un châssis métallique
Le stellite est une prothèse dentaire amovible partielle destinée à remplacer plusieurs dents manquantes lorsqu’il reste encore des dents naturelles sur l’arcade. Il associe une armature métallique fine, des parties en résine imitant la gencive et des dents artificielles.
Lorsque plusieurs dents doivent être remplacées, le chirurgien-dentiste peut proposer une prothèse partielle en résine ou une prothèse à châssis métallique, couramment appelée stellite dentaire.
Le châssis est le plus souvent réalisé dans un alliage de cobalt et de chrome. Le choix du matériau doit tenir compte de la conception de la prothèse, de l’état de la bouche et des éventuelles allergies connues du patient.
Le mot « stellite » est aujourd’hui utilisé dans le langage courant pour désigner une prothèse partielle amovible à armature métallique, même si toutes les armatures ne sont pas nécessairement fabriquées avec un alliage identique.

Contrairement à une prothèse complète qui repose uniquement sur les gencives, le stellite s’appuie à la fois sur les dents restantes et sur les tissus de soutien.
Les crochets : ils participent au maintien de la prothèse sur certaines dents naturelles.
Les appuis : ils reposent sur des zones préparées des dents et limitent l’enfoncement de l’appareil.
Les selles en résine : elles supportent les dents artificielles et reposent sur les gencives.
Le châssis métallique : il relie les différentes parties de l’appareil et répartit les forces de mastication.
La stabilité dépend donc autant de la précision de l’appareil que de l’état des dents supports, de la forme des gencives et de l’équilibre de la mastication.
L’armature métallique résiste mieux aux contraintes de la mastication qu’une base entièrement réalisée en résine. Le risque de fracture est généralement plus faible lorsque la prothèse est correctement conçue et utilisée.
Le métal étant rigide et résistant, le châssis peut être réalisé avec une épaisseur réduite. La prothèse occupe alors généralement moins de place dans la bouche qu’un appareil équivalent entièrement en résine.
Son encombrement réduit peut faciliter les mouvements de la langue, la déglutition et l’élocution. Une période d’adaptation reste néanmoins nécessaire après la pose.
Les appuis et les différents éléments du châssis permettent de mieux répartir les contraintes entre les dents restantes et les surfaces gingivales.
Le métal conduit mieux les variations de température que la résine. Certains patients apprécient de mieux ressentir la chaleur ou la fraîcheur des aliments.
Les crochets peuvent être visibles lorsqu’ils sont placés sur des dents antérieures ou visibles pendant le sourire.
Une période d’adaptation est nécessaire pour parler et manger normalement avec la prothèse.
Les dents supports doivent être en bon état et capables de recevoir les crochets et les appuis.
Une hygiène rigoureuse est indispensable autour des dents supportant l’appareil.
Les réparations et modifications peuvent être plus complexes que sur une prothèse entièrement en résine.
Châssis métallique
Plus fin, plus rigide et généralement plus résistant. Sa réalisation est complexe et nécessite une étude précise des dents restantes.
Base en résine
Souvent plus volumineuse et moins résistante, mais généralement plus simple à modifier lorsqu’il faut ajouter une dent. Elle est parfois utilisée comme solution transitoire ou lorsque la situation clinique ne permet pas de réaliser un châssis métallique.
Une prothèse partielle amovible doit disposer d’un système de maintien. Celui-ci n’est cependant pas obligatoirement constitué de crochets métalliques classiques visibles.
Dans certaines situations, il est possible d’utiliser des attachements de précision, des couronnes spécialement conçues ou des implants servant de points d’ancrage. Ces solutions peuvent rendre le maintien plus discret, mais elles nécessitent généralement des traitements complémentaires et un coût plus élevé.
À retenir : une prothèse amovible partielle véritablement dépourvue de tout système de rétention serait généralement instable. L’expression « sans crochets » désigne le plus souvent un autre type d’ancrage, plus discret.
1. Examen clinique
Le chirurgien-dentiste examine les dents, les gencives, l’occlusion et les zones édentées. Des radiographies peuvent être nécessaires pour vérifier l’état des dents supports.
2. Soins préalables
Les caries, infections et maladies des gencives doivent être traitées. Certaines dents peuvent nécessiter une restauration ou une préparation destinée à recevoir un appui. Elles ne doivent pas être couronnées systématiquement si leur état ne le justifie pas.
3. Empreintes et conception
Des empreintes précises sont réalisées. Le chirurgien-dentiste définit ensuite le tracé du châssis, l’emplacement des appuis, des crochets et des différentes zones de soutien.
4. Fabrication du châssis
Le laboratoire de prothèse fabrique l’armature métallique à partir de la conception établie. Les techniques modernes peuvent associer modélisation numérique, fabrication assistée par ordinateur et procédés de coulée ou de production additive.
5. Essayages
Le châssis est essayé en bouche afin de contrôler son insertion, sa stabilité et ses appuis. La position, la forme et la teinte des dents artificielles sont ensuite vérifiées.
6. Pose et réglages
Après la pose, plusieurs réglages peuvent être nécessaires pour supprimer les points de pression, améliorer l’occlusion et faciliter l’adaptation.
✓ Retirez et rincez l’appareil après les repas lorsque cela est possible.
✓ Brossez quotidiennement toutes ses surfaces avec une brosse adaptée.
✓ Nettoyez soigneusement les dents situées sous les crochets et les appuis.
✓ Utilisez uniquement des produits compatibles avec les armatures métalliques.
✓ Évitez l’eau très chaude, qui peut déformer les parties en résine.
✓ Faites contrôler régulièrement la prothèse et les dents supports.
Ne resserrez jamais vous-même les crochets avec une pince. Ils pourraient se déformer ou se fracturer et exercer une force excessive sur les dents supports.
Un stellite correctement entretenu peut être utilisé pendant plusieurs années. Sa longévité dépend de l’état des dents supports, de l’hygiène, de l’évolution des gencives et de l’os, ainsi que des modifications éventuelles de la dentition.
Une prothèse qui bouge, blesse, devient difficile à insérer ou présente un crochet déformé doit être contrôlée. Un réglage, un rebasage, une réparation ou un renouvellement peut être nécessaire.
Le prix dépend du nombre de dents remplacées, de la complexité du châssis, des soins préalables, du laboratoire et des honoraires du chirurgien-dentiste. Il n’est donc pas possible de donner un prix unique valable pour toutes les situations.
Le niveau de prise en charge dépend également du type exact de prothèse, de son classement dans l’un des paniers de soins et des garanties prévues par votre complémentaire santé.
Demandez un devis détaillé
Avant le traitement, votre dentiste doit vous remettre un devis indiquant la solution proposée, les honoraires, la base de remboursement et le reste à charge estimé. Demandez également si une solution relevant du panier 100 % Santé ou d’un tarif maîtrisé est adaptée à votre situation.
Fin, rigide et résistant, le stellite constitue une solution intéressante pour remplacer plusieurs dents lorsqu’il reste des dents naturelles suffisamment solides pour assurer son maintien.